L’année démarre sous de relativement bons auspices pour l’économie française

La demande est forte dans de nombreux secteurs, comme l’aéronautique ou la défense. Ici, un drone fabriqué par la société française I-See, au Salon européen des drones et des systèmes autonomes, à Bordeaux, le 14 octobre 2025. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

En dépit d’un début d’année mouvementé sur le plan géopolitique et d’un projet de loi de finances toujours attendu, les perspectives restent plutôt favorables pour l’économie française. Les derniers indicateurs semblent confirmer que le pays peut atteindre 1 % de croissance sur l’ensemble de 2026, et pourrait même dépasser ce seuil. Dans sa note de conjoncture publiée en décembre 2025, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) estimait que cette croissance serait acquise dès la fin du premier semestre.

Dans un document publié le 6 janvier, les économistes de BNP Paribas estiment même que le produit intérieur brut (PIB) pourrait progresser de 1,1 % sur l’année, « renouant ainsi avec son potentiel après une année 2025 difficile ». « L’économie parvient de mieux en mieux à composer avec l’incertitude politique », souligne Stéphane Colliac, l’un des auteurs de ces travaux.

Les arguments en faveur de ce scénario positif sont de plusieurs ordres. En décembre, le climat des affaires mesuré par l’Insee a retrouvé un niveau inédit depuis juin 2024. Les indices PMI, qui mesurent l’activité, sont bien orientés : dans le secteur manufacturier, l’indice a atteint le chiffre de 50,7 en décembre, son meilleur niveau depuis trois ans et demi. Dans les services, il est à son plus haut depuis juin 2024. Les entreprises, confrontées à un environnement plus concurrentiel que jamais, notamment en provenance de la Chine, semblent renouer avec l’investissement. D’autant que la demande, dans de nombreux secteurs comme l’aéronautique ou la défense, est au rendez-vous, sur fond de petite

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